La Neuchâteloise Isabelle Charlet est éducatrice spécialisée en comportement, zoothérapeute et spécialiste de la méthode clicker. Tél. 079 924 17 37; internet: www.cynopsis.ch
Les statistiques le démontrent: les enfants sont au moins deux fois plus exposés que les adultes à être blessés par un chien. En raison de leur petite taille, bien sûr, mais aussi, explique Isabelle Charlet, «parce qu’ils sont très attirés par le côté nounours du chien. Ils ont envie de le caresser, de le prendre dans leurs bras. Or, le chien n’est pas un animal très tactile, ni avec ses congénères ni avec l’homme. Il peut se montrer câlin, surtout à la maison avec ses maîtres et les personnes qu’il connaît bien, mais à l’extérieur, en général, il n’aime pas trop être caressé, en particulier par des inconnus.»
Méconnaître cette particularité du chien est une porte ouverte aux accidents. Une porte que les programmes de prévention des morsures mis en place dans les écoles romandes s’emploient d’ailleurs à refermer, en enseignant aux enfants les comportements adéquats pour éviter l’accident. La Neuchâteloise, qui nous rappelle les règles à respecter, insiste sur deux interdits absolus: ne jamais laisser un petit enfant seul avec un chien et ne jamais toucher un chien attaché, même si on le connaît.
À NE PAS FAIRE
- S’approcher d’un chien qui est seul, même si on le connaît.
- Caresser un chien sans demander l’autorisation au propriétaire.
- Se mettre à courir: ça peut réveiller son instinct de prédation.
- Regarder un chien inconnu dans les yeux: c’est un défi.
- Lui prendre sa nourriture ou son jouet.
- Gesticuler, se battre ou crier en sa présence.
- Exciter un chien dans un jardin; il va s’en souvenir!
À FAIRE
- Si on croise un chien seul, marcher tranquillement, en l’ignorant.
- Détourner le regard du sien.
- S’il s’approche, rester immobile, bras le long du corps.
- S’il agresse, se mettre en boule, mains sur la nuque.
- On s’approche d’un chien doucement et en biais.
- Pour entrer en contact, on lui tend une main à flairer.
- Si son maître l’autorise, le caresser plutôt sur le flanc.


13 juillet 2011 – Par Mireille Monnier
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