Je suis vétérinaire, spécialiste des sujets de nutrition. Depuis de nombreuses années mon énergie est consacrée à analyser de manière scientifique et clinique les liens entre l’alimentation des chiens et de chats et leur santé.
Je lis avec intérêt tous les articles et toutes les publications, qu’elles soient scientifiques ou généralistes sur ce sujet. C’est donc avec une grande curiosité que j’ai attaqué la lecture de l’article au titre accrocheur « Bien nourrir son chien sans se ruiner « paru en janvier dans Bon à Savoir.
Les conclusions de ce palmarès et les notes obtenues affirment que parmi tous les sacs d’aliments déshydratés étudiés, l’immense majorité serait parfaitement adaptée.
C’est malheureusement totalement faux et cette étude aux critères fantaisistes passe à côté de l’essentiel de son sujet par ignorance des besoins nutritionnels des animaux autant que par méconnaissance de ce que signifient les compositions inscrites sur les paquets.
Pour commencer, l’étude ne consacre que 60% de la note obtenue à l’analyse des compositions. Les 40% restants sont attribués juste en respectant les bases légales ordonnées et contrôlées par l’Agroscope pour qu’un aliment soit sur le marché helvétique (20%) et par le fait que les recommandations de ration quotidiennes (aussi vagues soient-elles) soient respectés sur le paquet (20%). Ce qui n’a aucun sens et ne prouve absolument pas qu’un aliment soit vertueux ou pas pour la santé.
Mais ce n’est pas le plus grave.
Venons en à l’analyse des compositions. Protéines, graisses et glucides, c’est vrai qu’il serait tellement pratique de pouvoir s’arrêter sur un pourcentage pour juger si c’est suffisant ou pas !
Mais le diable est dans les détails : il y a par exemple graisses animales ou graisses végétales. Elles ne sont pas interchangeables…elles sont au mieux complémentaires. Elles peuvent être qualitativement très différentes. Les additionner sans regarder plus loin est une ineptie.
Le même exercice pour les protéines, simplement regarder le pourcentage est largement insuffisant. Il s’agit de de détailler l’origine des protéines, évidemment essentielles s’agissant de carnivores. Or toutes les protéines ne se valent pas!!! C’est là encore un grave biais méthodologique car les protéines animales et les protéines végétales n’ont pas du tout le même intérêt nutritionnel pour des carnivores stricts ( chats ) ou opportunistes ( chiens).
S’agissant des protéines animales, il faut savoir que les sous produits animaux (la peau, les plumes , les tendons…) sont riches en protéines,…Mais comme elles n’ont pas la même fonction ,elles n’ont pas la même composition en acides aminés que les protéines issues de viande (muscle ). Il ne faut pas être expert en nutrition pour comprendre qu’il vaut mieux donner à manger de la viande (muscle ) ou de la chair d’un poisson à son chien ,plutôt que des protéines issues de sous-catégories.
L’appellation « sous-produits animaux » permet en effet un flou artistique dans lequel on peut facilement dissimuler quelques surprises.
Additionner dans cette étude les protéines de blé, de mais, de riz etc.. et conclure sur la seule base de ce total de catégorie que l’aliment mérite de se hisser au sommet du classement est non seulement trompeur mais tout à fait choquant.
L’étude cite ensuite les glucides, alors que cette catégorie est non obligatoire sur les déclarations .Hydrates de carbone ou ENA ( éléments non azotés ) ne sont d’ailleurs quasiment jamais indiqués, pour la bonne raison qu’ils sont notablement moins chers et qu’ils « remplissent » l’estomac, mais ne servent à rien si ce n’est perturber la digestion d’un carnivore opportuniste qu’est le chien.
Et pour terminer le tour de cette étude désastreuse, pas un mot, sur les températures de cuisson, qui sont essentielles (trop haute température =formation d’acrylamide ), ni sur les additifs qui sont largement problématiques, ni sur les colorants ou les conservateurs.
Cela explique qu’une gamme de croquettes notées dans l’étude « qualité de l’aliment :6 , note globale 5.7 » contiennent 43.7 % d’hydrates de carbone, ait pour 1er aliment des céréales* (dont 12 % de blé complet), et seulement 4 % de viande fraîche de bœuf*, avec de très nombreux additifs nutritionnels et additifs technologiques, antioxydants, colorants, conservateurs. Autrement dit un très mauvais aliment contenant des bombes à retardement pour la santé de l’animal.
Pour conclure ce post, je souhaite m’adresser aux auteurs de cette étude:
Pour quelles raisons pensez-vous que le marché des compléments alimentaire explose actuellement pour les animaux ?
Pour quelles raisons pensez-vous que les animaux sont de plus en plus sujets aux maladies dites de société » cancers, désordre de type surpoids et maladies métaboliques , allergies, troubles de comportement » ? et cette liste est malheureusement loin d’être exhaustive..
Le lien est pourtant évident : manger quelques années des aliments dégradés vous force obligatoirement à puiser dans vos réserves et tôt ou tard vous perdez ce précieux équilibre que l’on appelle la santé, et vous tombez malade.
Sans doute malgré vous, vous avez contribué à propager des contre-vérités et à placer sur un piédestal la malbouffe animale.
Pour un prochain test de consommateur je me tiens à votre disposition pour travailler sur des critères dignes de ce nom.
Voici les nouveaux tests effectués par « Bon à savoir « en janvier 2026 en Suisse. Vous trouverez également à la suite de cet article un lien de la vétérinaire Muriel Grauer qui commente ces tests. Bonne lecture.
ALIMENTS SECS POUR CHIENS Inutile de dépenser une fortune pour avoir des croquettes d’excellente qualité. Sur dix articles testés, trois des meilleurs font partie des moins chers. A l’inverse, plusieurs produits manquent de vitamines, ce qui peut être préjudiciable à la santé de l’animal sur le long terme.
Pour leur santé, peu importe que les chiens mangent des aliments secs ou humides. Ce qui compte, c’est que leur nourriture fournisse tous les nutriments dont ils ont besoin. En outre, les teneurs en protéines, de lipides, de glucides et de vitamines doivent être bien équilibrées, sans apports excessifs ou insuffisants.
Notre rédaction a fait analyser dix paquets d’aliments secs pour chiens adultes, censés couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels. Objectif: déterminer s’ils constituent vraiment des aliments complets et équilibrés. La plupart des produits ont été achetés en grande surface. Les différences de prix sont considérables: les articles les plus avantageux sont vendus 95 ct. le kilo, le plus cher coûte dix fois ce montant (9.98 fr./kg).
L’analyse en laboratoire a permis d’établir avec précision la composition nutritionnelle des dix articles. Stephanie Handl, spécialiste en nutrition, membre de l’Ordre autrichien des vétérinaires, a étudié ces résultats afin d’attribuer une note à chaque produit. L’experte a également vérifié si les rations recommandées sur les paquets sont adéquates, si les ingrédients présents sont indiqués correctement et si les emballages comportent des allégations contestables (lire «les critères du test»).
Résultat: quatre des dix produits testés obtiennent une très bonne note finale. Ces aliments complets permettent de nourrir un chien sur le long terme sans occasionner de carences. En tête du classement, le Wau Wau de Denner obtient la note maximale (6) pour sa qualité nutritionnelle ainsi que pour les rations recommandées figurant sur l’emballage, qui sont pertinentes. En deuxième et troisième position, les croquettes M-Budget et Frolic obtiennent également la note maximale sur ces deux critères et ne cèdent globalement qu’un petit dixième de points au vainqueur.
De très bons produits à bas prix
Les deux premiers articles du test, des marques de distributeur Denner et M-Budget, font partie des produits les moins chers du test avec un prix de 1.65 fr. au kilo. Mais la nourriture sèche pour chiens Roméo avec bœuf, riz & légumes, vendue par Aldi, qui obtient également une très bonne note, est encore plus avantageuse: 95 centimes le kilo! Nous lui avons donc attribué la recommandation «Notre choix».
Oskar, Pedigree, Purina: peu de vitamines
Les croquettes Adult de la marque Pedigree n’ont pas obtenu la note maximale pour leur qualité nutritionnelle. La raison? Elles ne contiennent pas assez de vitamines A, importantes pour le métabolisme des graisses et la qualité de la vision, notamment nocturne, de nos compagnons à pattes. Le Purina Pro Plan a également perdu un point sur ce critère en raison d’une faible teneur en vitamine D, qui renforce les os et les dents des chiens.
En fin de classement, le Senior Volaille d’Oskar renferme des quantités de vitamines A et D inférieures à la moyenne. Cela n’entraîne toutefois pas de problèmes de santé à court terme. Migros affirme avoir mesuré des taux plus élevés lors de ses propres contrôles.
Notre test montre que les fabricants ont amélioré les recommandations alimentaires figurant sur leurs produits. Lors d’un test concernant les aliments humides réalisé en 2022, notre partenaire alémanique K-Tipp avait constaté que les fabricants indiquaient des rations trop importantes sur presque tous les produits. Cette fois-ci, la moitié des articles obtiennent la note maximale à ce critère. Seuls les emballages Coop prix Garantie et Bitsdog mentionnent des quantités élevées.
Conseil:
Les chiens castrés ont besoin de moins de nourriture.
En règle générale, il convient de ne pas nourrir les animaux trop souvent en dehors des repas. Sinon, ils risquent de devenir obèses.
Les critères du test
Le laboratoire mandaté par Bon à Savoira analysé dix aliments secs pour chiens adultes selon les critères suivants:
1. Qualité nutritionnelle Les experts ont mesuré les teneurs en protéines, lipides et glucides, ainsi que les quantités de minéraux et de vitamines. Stephanie Handl, vétérinaire spécialiste en nutrition, a ensuite vérifié si les nutriments les plus importants étaient présents en quantités adéquates. L’animal de référence était un chien d’un poids idéal de 10 kilos avec des besoins énergétiques quotidiens de 620 kilocalories.
2. Déclaration La vétérinaire a vérifié si les ingrédients étaient déclarés correctement. Des pénalités ont été appliquées lorsque les emballages comportaient des allégations susceptibles d’induire les consommateurs en erreur.
3. Rations recommandées L’experte a évalué si les quantités de nourriture recommandées sur les emballages étaient pertinentes, trop faibles ou trop importantes. Un chien dont le poids correspond à celui indiqué sur le paquet a servi de point de comparaison.
CONSEIL: Ne pas trop nourrir votre chien en dehors des repas.
Source de cet article : Bonasavoir.ch, Lukas Bertschi / seb
À lire également :Cliquez ici pour lire la réponse à cet article de la part de Muriel Grauer, vétérinaire.
Retrouvez ci-dessous les tests effectués par le TCS en 2025 sur les caisses de transport pour les chiens.
Lors du dernier test du TCS en 2018, il est apparu que seules les cages de transport répondaient réellement aux exigences élevées de confort et de sécurité, aussi bien pour l’animal que pour les passagers. C’est pourquoi le test actuel se concentre exclusivement sur 9 modèles de cages pour chiens, et non sur des harnais, des grilles ou des caisses en plastique.
Les cages testées couvrent aussi bien des modèles pour le coffre que pour la banquette arrière. Afin de refléter l’offre du marché, des cages de différentes tailles ont été sélectionnées selon les critères suivants :
Prix maximum de 900 CHF
Assez petite pour tenir dans le véhicule d’essai Hyundai Ioniq 5
Assez grande pour le mannequin chien (7,6 kg, 41 x 46 x 32 cm L x l x H)
Résultats des tests
Les différences entre les caisses sont considérables. En règle générale, les modèles plus coûteux offrent une meilleure qualité. Les caisses moins chères se comparent certes aux modèles haut de gamme en matière de montage et d’installation, mais des écarts importants apparaissent lorsqu’il s’agit de la fabrication, de la qualité des matériaux et de la résistance aux chocs. Certains modèles ne peuvent d’ailleurs être recommandés qu’à certaines conditions.
Sécurité
Les caisses de transport pour chiens ont satisfait aux exigences lors des tests dynamiques. Certaines se sont révélées particulièrement stables face aux déplacements latéraux et ont bien maintenu le mannequin. En revanche, pour quelques modèles, les fabricants n’ont fourni aucune information concernant la fixation : ces caisses ont alors tendance à glisser dans le véhicule. La plupart du temps, elles disposent aussi d’un fond glissant, ce qui a pénalisé leur évaluation.
Les crash-tests ont mis en évidence des différences de qualité importantes. La stabilité des modèles bon marché reflète généralement leur prix peu élevé : dans certains cas, les parois en bois se brisent totalement, présentant un risque de blessure pour le chien et les passagers. Sur d’autres caisses, ce sont les montants ou les raccords qui cèdent.
Compte tenu du danger pour les passagers et le chien, les caisses de Freezack, Cadoca et Roony n’obtiennent qu’un résultat « recommandé avec réserve ». La caisse de Trixie obtient la note « recommandé», tandis que les 5 autres caisses sont fortement recommandées en termes de sécurité.
Adéquation pour le chien
Les résultats concernant l’adéquation des caisses pour le chien varient fortement. Sur certains modèles, les exigences liées au risque de blessure par des bords tranchants, à la robustesse des matériaux ou encore à la stabilité de la structure ne sont que partiellement respectées.
Les cages Thule, Freezack et Roony sont livrées sans tapis de sol, ce qui rend la surface intérieure glissante et peu confortable pour le chien. Thule propose toutefois ce tapis comme accessoire séparé.
En matière d’accessibilité, la plupart des caisses se montrent convaincantes : leurs portes sont larges et bien positionnées. Les modèles Thule et Freezack disposent en plus d’une sortie de secours. En cas de collision arrière empêchant l’ouverture du hayon, le chien peut ainsi être libéré par une deuxième ouverture après avoir rabattu la banquette arrière.
La cage Thule se distingue également par son design ajustable en taille, un atout qui lui vaut des points supplémentaires.
Manipulation
Le montage et l’installation des cages peuvent être réalisés sans difficulté par un non-professionnel et dans un délai raisonnable, quel que soit le modèle. La cage Premium de Schmidt-Fahrzeugbau, livrée déjà montée, ainsi que la Crispin M de Tavo, qui ne nécessite que quelques manipulations, obtiennent ainsi de très bons résultats dans cette catégorie.
En revanche, les caisses Freezack et Roony perdent des points lors de l’évaluation. Leurs instructions ne mentionnent pas la nécessité de fixer la cage, ce qui peut amener des utilisateurs inexpérimentés à les placer simplement dans le véhicule, sans les sécuriser.
Les caisses obtiennent également de bons résultats en matière de nuisances visuelles, olfactives et sonores. Aucun des modèles ne dégage d’odeur désagréable. Le bruit n’est un problème perceptible que dans le cas de la caisse de Cadoca. Aucune des caisses n’affecte fortement la visibilité vers l’arrière.
Nettoyage et entretien
En matière de nettoyage et d’entretien, les caisses se répartissent en deux catégories. Environ la moitié d’entre elles ne fournissent quasiment aucune indication et présentent un fond laissant passer les liquides. L’autre moitié propose en revanche des consignes précises et est conçue de manière à empêcher que les liquides ne salissent l’intérieur du véhicule.
Un constat intéressant ressort également de l’évaluation : les caisses qui n’ont pas obtenu de très bons résultats au critère « aération » se distinguent souvent par une meilleure résistance à la salissure. En effet, une aération réduite limite aussi la dispersion des poils d’animaux dans l’habitacle.
Conclusion
Le test a clairement montré que faire des économies sur le prix d’achat d’une cage pour chien signifie souvent faire des compromis en matière de sécurité, or c’est justement le domaine dans lequel il ne faut faire aucune concession. Si la plupart des modèles testés ont obtenu des résultats satisfaisants à très bons dans les catégories « Adéquation pour le chien », « Manipulation » et « Nettoyage et entretien », des différences parfois notables sont apparues dans le critère décisif de la sécurité.
À l’exception des cages Cadoca et Roony, qui n’ont pas convaincu du tout en matière de sécurité, tous les autres produits testés peuvent être recommandés dans l’ensemble. Cependant, le choix d’un modèle particulier doit toujours être fait de manière individuelle, en fonction du chien, de l’utilisation prévue et de l’espace disponible.
Il convient de souligner que le montage de la plupart des caisses est bien documenté et peut être facilement réalisé, même par des non-professionnels. En revanche, les instructions pour un montage sûr dans le véhicule pourraient être nettement améliorées. Cet aspect est particulièrement important pour la protection en cas d’urgence, mais il n’est pas suffisamment décrit par de nombreux fabricants. Il en va de même pour le nettoyage et l’habituation du chien à la caisse : il manque souvent des conseils pratiques qui pourraient faciliter le quotidien et améliorer le bien-être de l’animal.
Il convient également d’examiner de près le contenu de la livraison. Alors que certains fournisseurs livrent uniquement la cage sans accessoires, d’autres modèles comprennent des extras utiles tels que des tapis antidérapants, des serrures intégrées ou du matériel de fixation pour le véhicule. Ceux-ci peuvent non seulement augmenter le confort, mais aussi la sécurité.
Pour les propriétaires dont le véhicule ne dispose pas d’un coffre suffisamment grand, les cages pour la banquette arrière se sont avérées être une alternative tout aussi valable. Elles répondent aux exigences essentielles en matière de sécurité et de confort tout en offrant une solution peu encombrante.
Dans l’ensemble, le test montre qu’une cage pour chien bien choisie est un investissement à long terme dans la sécurité et le confort de l’animal. En veillant à la stabilité testée, à la taille adaptée et à la fabrication soignée, vous en tirerez profit non seulement au quotidien, mais surtout dans les situations critiques – et c’est précisément là que la qualité prend tout son sens.
Recommandations des experts du TCS
Taille adéquate de la cage : le chien doit pouvoir s’asseoir, se retourner et s’allonger confortablement à l’intérieur, mais la cage ne doit pas non plus être trop grande pour qu’il ne glisse pas à l’intérieur.
Essai d’installation : si possible, rendez-vous chez le revendeur pour vérifier que la cage rentre bien dans le coffre.
Montage correct : montez la cage conformément aux instructions. Si celles-ci ne fournissent aucune indication, nous recommandons de placer la cage au centre du dossier de la banquette arrière, puis de la fixer à l’aide de sangles d’arrimage. Cela permet de protéger l’animal et les passagers. Il convient de vérifier régulièrement que la fixation est bien solide.
Magasins spécialisés : les magasins spécialisés vous fourniront de bons conseils pour trouver la cage adaptée à votre véhicule et offrant la protection nécessaire à votre chien.
Prix : il n’est pas nécessaire d’acheter la cage pour chien la plus chère, mais si vous optez pour une offre très bon marché, il est impératif de consulter les résultats des crash-tests ou les rapports d’essai. La sécurité n’est pas un domaine dans lequel il faut faire des économies.
La boutique en ligne iPet.ch dispose d’une page de conseils pour chats et chiens. Voici un article très intéressant publié par le médecin vétérinaire Bianca Michoud-Valente :
Qu’est-ce qu’un hotspot ?
Le hotspot, ou dermatite pyotraumatique, est une lésion cutanée inflammatoire et suintante, souvent douloureuse et prurigineuse, qui apparaît subitement chez le chien. Ces lésions se manifestent par une plaque rouge, dépilée, suintante, parfois purulente, souvent entourée d’une frange de poils collés et qui peut rapidement s’étendre.
Les hotspots se localisent le plus souvent sur la tête, les membres, les hanches ou autour du cou, mais peuvent apparaître sur n’importe quelle partie du corps. Ils sont parfois bien visibles, mais peuvent aussi être cachés sous des poils emmêlés ou collés par le pus.
Pourquoi mon chien a un hotspot ?
Le hotspot est déclenché par une inflammation de la peau, souvent liée à un léchage, grattage ou mordillement excessif. Cela aggrave l’irritation, favorise la prolifération bactérienne et entretient un cercle vicieux d’inflammation et de démangeaisons.
L’humidité joue un rôle aggravant majeur : un chien mouillé après une baignade, une pluie ou un bain est plus à risque, car la macération sous le pelage favorise la prolifération bactérienne et l’irritation cutanée. Le cercle vicieux s’installe rapidement : le chien se gratte ou se lèche, ce qui aggrave l’inflammation, augmente la chaleur locale et accentue l’envie de se gratter. C’est pourquoi les saisons chaudes et humides (printemps-été) sont les saisons les plus à risque.
Certaines races à peau sensible ou à poil dense (Labrador Retriever, Golden Retriever, Berger Allemand…) sont particulièrement prédisposées. Une barrière cutanée fragilisée, une alimentation déséquilibrée ou des allergies augmentent également le risque.
Comment soigner un hotspot ?
Le hotspot peut se développer très rapidement à partir d’une toute petite rougeur, donc il faut réagir rapidement lorsque l’on remarque la moindre irritation de la peau. En effet, la lésion peut s’étendre en quelques heures. Donc le traitement d’un hotspot vise avant tout à interrompre le cercle vicieux de l’auto-traumatisme et à prévenir l’aggravation ou la surinfection de la lésion. Une prise en charge rapide et rigoureuse permet d’obtenir une guérison rapide et de limiter les complications.
Soins locaux :
Tondre et nettoyer : Rasez ou coupez soigneusement les poils autour de la lésion, sur plusieurs centimètres, pour bien exposer la zone à l’air. Cela permet à la peau de sécher, limite la macération et facilite l’application des soins topiques.
Désinfecter: Nettoyez la lésion une à deux fois par jour avec un antiseptique spécifique (solution ou shampooing ou lingettes à la chlorhexidine). Un shampooing désinfectant peut être utilisé quotidiennement pendant 3 à 5 jours, puis 2 à 3 fois par semaine pendant deux semaines, afin de contrôler la flore bactérienne.
Appliquer une crème réparatrice: Appliquez une crème apaisante et cicatrisante, comme une pommade au miel médicalisé. Selon la gravité, votre vétérinaire pourra prescrire une pommade antibiotique ou à base de corticoïdes.
Protéger contre le léchage: Empêchez le chien de lécher, gratter ou mordiller la plaie. Une collerette est souvent indispensable les premiers jours. Un t-shirt peut aussi convenir dans certains cas. Évitez les pansements : la peau doit respirer pour guérir.
Traiter la cause du hotspot: Pour soigner efficacement un hotspot, il est essentiel d’identifier et traiter la cause sous-jacente : parasites, allergies, otites, piqûres, douleurs articulaires ou autre.
Quand faut-il consulter un vétérinaire ?
Il est important de consulter rapidement un vétérinaire si la lésion est très étendue, purulente, malodorante, ou si elle ne s’améliore pas malgré plusieurs jours de soins locaux. Une consultation est également nécessaire si le chien semble très gêné, se gratte intensément ou présente des signes généraux comme de la fièvre ou de l’abattement. Une prise en charge vétérinaire permettra d’évaluer la gravité de la situation, de traiter efficacement la lésion et d’identifier une éventuelle cause sous-jacente.
Comment prévenir l’apparition de hotspots ?
La prévention repose sur plusieurs mesures visant à maintenir une peau saine et à limiter les facteurs de risque :
Alimentation équilibrée ou compléments alimentaires : privilégiez une alimentation riche en acides gras essentiels (oméga 3 et 6) pour renforcer la barrière cutanée et limiter l’inflammation. Des compléments spécifiques existent également pour soutenir la santé de la peau si un changement alimentaire n’est pas souhaité.
Toilettage régulier : brossez régulièrement le pelage pour éliminer les poils morts et surveiller la peau, surtout chez les chiens à poil long ou dense. Après chaque baignade ou promenade sous la pluie, séchez soigneusement votre chien en rentrant – voir vous pouvez le rincer et le sécher au sèche-cheveux s’il est très sujet aux hotspots.
Shampooings adaptés : utilisez des shampooings doux, formulés pour les chiens, afin d’éliminer les allergènes tout en respectant l’équilibre naturel de la flore cutanée. Un bain trop fréquent ou avec des produits inadaptés peut fragiliser la peau.
Prévention des parasites : appliquez régulièrement des antiparasitaires efficaces (pipettes, colliers, comprimés) pour prévenir les piqûres de puces, tiques ou autres parasites, souvent à l’origine de démangeaisons et de lésions.
Surveillance et soins des blessures : en cas de petite blessure, griffure ou piqûre, désinfectez immédiatement et appliquez une crème adaptée. Surveillez la zone et votre chien.
Attention au printemps et en été : redoublez de vigilance durant ces périodes propices à l’apparition des hotspots, surtout chez les chiens prédisposés ou ayant déjà présenté des hotspots.
En somme, le hotspot est une affection cutanée fréquente chez le chien, douloureuse mais généralement bénigne si elle est prise en charge rapidement. Une hygiène rigoureuse, une alimentation adaptée et une surveillance attentive des comportements de grattage ou de léchage sont les clés d’une bonne prévention. En cas de doute ou d’aggravation, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire : une prise en charge précoce garantit une guérison rapide et limite les complications.
Informations utiles en un coup d’œil
Comment savoir si mon chien a un hotspot ?
Un hotspot se manifeste généralement par une zone rouge, suintante, sans poils et parfois purulente, souvent entourée de poils collés. Le chien se gratte, lèche ou mord fréquemment cette zone. Les zones les plus touchées sont la tête, le cou, les hanches ou les membres.
Faut-il toujours consulter un vétérinaire en cas de hotspot ?
Pas forcément – si la lésion est petite et détectée à temps, des soins locaux à domicile peuvent suffire. En revanche, si la zone s’étend rapidement, devient purulente ou si le chien semble souffrir, il est conseillé de consulter un vétérinaire.
Combien de temps dure la guérison d’un hot pot ?
Avec un traitement rapide et adapté, la peau peut guérir en quelques jours à deux semaines. Il est essentiel de soigner régulièrement la zone touchée et d’éviter que le chien ne se gratte ou ne se lèche.
Mon chien peut-il développer des hotspots à répétition ?
Oui, malheureusement. Les chiens à peau sensible, à pelage dense ou souffrant d’allergies sous-jacentes sont plus à risque de récidives. Il est alors important d’identifier et de traiter la cause sous-jacente et de renforcer les mesures de prévention.
Que puis-je faire pour prévenir les hotspots ?
Offrez une alimentation équilibrée, entretenez régulièrement le pelage, assurez une protection antiparasitaire efficace et séchez bien votre chien après les bains ou les promenades sous la pluie. Soyez particulièrement attentif au comportement de votre chien, surtout au printemps et en été.
Vous cherchez les meilleures croquettes pour Médor? Plusieurs paquets vendus en Suisse ont reçu la note la plus élevée dans le test d’aliments secs pour chiens adultes de taille moyenne du magazine allemand Öko-Test. On trouve ces aliments complets sur zooplus.ch, Galaxus et, pour le premier de file, chez Lidl. Attention, les moutons noirs du test, aux résultats insuffisants, existent aussi en Suisse: il s’agit des céréales au poulet avec moelle osseuse de Crave, de l’aliment à la volaille, légumes et riz de Frolic, et de celui au poulet d’Eukanuba. Les deux premiers produits contenaient trop de sélénium. Pour celui d’Eukanuba, un excès de zinc pollue l’eau via les excréments. gda