Laura, une Nyonnaise de 27 ans, se bat pour la cause animale au Laos et vient d’enregistrer son projet en association en Suisse. Elle nous raconte son parcours.

«Je suis venue à Luang Prabang, au Laos la première fois en 2014 dans un but humanitaire et je suis tombée amoureuse de ce pays. C’est en 2016 que j’ai choisi de m’y installer. Après une année et plusieurs voyages dans le pays, j’ai vraiment pu constater un manque de soins et de respect apportés aux animaux. L’idée de les aider me trottait dans la tête mais il me manquait quelque chose pour faire le premier pas. Un jour, passant la journée dans une famille lao, j’ai rencontré Charlie (nom donné par la suite car il n’en avait pas), un chien d’un an. Il était dans un coin, ne pouvant pas se déplacer. Il avait été percuté par une moto quand il n’était pas encore sevré et avait grandi avec une patte cassée. Il était clair pour moi que je ne pouvais pas le laisser dans cet état. J’ai commencé à récolter des dons, à demander de l’aide autour de moi. En deux semaines, j’avais récolté une somme me permettant d’emmener Charlie dans la capitale, Vientiane. Il a eu tous les soins et traitements adéquats et les vétérinaires ont conseillé l’amputation. C’est à partir de là et grâce à Charlie que Rescue House Luang Prabang a été fondé. Après une année, j’ai enregistré ce projet en tant qu’association en Suisse. Nous sommes trois dans le comité mais je travaille toute seule sur place. Les difficultés premières sont le manque d’argent et de place pour les animaux. Avec le temps, je reçois beaucoup trop de demandes pour aider, traiter ou accueillir de nouveaux animaux. La nourriture et les soins vétérinaires coûtent chers. Je travaille et accueille les animaux dans la maison que je loue et je vis actuellement avec une trentaine d’entre eux. La recherche de famille d’accueil ou d’adoption est aussi difficile.

Laura en compagnie de Charlie, le chien qui est à l’origine de la création de son association qui oeuvre pour les animaux au Laos.

Mais ce qui me redonne le sourire chaque jour est la reconnaissance et l’amour que me donnent tous ces animaux. A ce jour, j’ai pu en aider environ 70. Le respect de l’animal me tient énormément à coeur, c’est pourquoi je souhaite créer un programme éducatif pour les enfants et adolescents qui contiendrait les thèmes suivants: droits des animaux, comment se comporter avec les animaux, pourquoi stériliser, vacciner et vermifuge, l’importance du sevrage, les principales maladies et infections,… Tous les jours, j’essaie de faire comprendre ces choses à la population locale. Certes, je ne peux pas changer les gens mais les animaux méritent tout autant le respect. Mon but final serait de pouvoir créer un endroit adéquat pour accueillir plus d’animaux, construire une sorte de sanctuaire pour les animaux dans le besoin. Les donations rentrent mais ce n’est malheureusement pas assez. J’ai un certain soutien de la part des expatriés et des touristes qui me font de temps en temps des donations ou alors quand ils m’appellent pour un animal. J’ai ouvert un compte bancaire suisse au nom de l’association et je continue à partager mon compte PayPal. Je projette de créer une petite ’boutique’ avec des produits locaux mais cela prend un peu de temps. Je ne compte pas rentrer en Suisse pour le moment à part une fois par année pour voir ma famille et mes amis et puis pour promouvoir Rescue House Luang Prabang. J’ai commencé un projet et je le continuerai quoiqu’il arrive. Les animaux n’ont pas de voix, ils ont besoin de nous!»

Source de cet article : www.20min.ch/ro

Page Facebook de Rescue House Luang Prabang

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