Le martyre des chiens « écrasés »

Le martyre des chiens « écrasés »

Des associations de vétérinaires et de cynologie lancent une campagne pour qu’on en finisse avec la mode des toutous au nez trop plat. Et les graves problèmes qui en découlent.

Le crâne du bouledogue français s’est raccourci de 25% en un siècle…de manipulations génétiques. Image:dr

Les bouledogues français ont la cote. Avec leur bouille ronde et leur air de bébé – ou d’«E.T.», c’est selon – leur nombre est passé de 740 en 2005 à plus de 10 000 aujourd’hui. Une tendance à la hausse qui se poursuit et qui concerne également d’autres races au nez écrasé (carlin, shih-tzu, pékinois).

Véritables handicapés

Mais, derrière cette «mignonitude», il y a une réalité bien moins glamour. À force de sélections excessives pour leur donner ce look qui fait tant craquer, avec une tête toujours plus grosse et un corps toujours plus ramassé, ces chiens sont devenus de vrais handicapés. Avec des problèmes au niveau des yeux, des oreilles, de la peau. Des difficultés à mettre bas naturellement, des paralysies de l’arrière-train, et surtout d’énormes complications respiratoires. Surtout par ces fortes chaleurs. À tel point que nombre d’entre eux meurent précocement ou finissent sur la table d’opération, rien que pour leur permettre de ne pas suffoquer. Comme «Javert» (4 ans), le bouledogue de Camille Laurent, une jeune assistante dentaire genevoise: «On a dû lui ouvrir les narines et lui raccourcir le voile du palais afin de lui dégager les voies respiratoires. On m’a expliqué qu’autrement il risquait de faire une syncope.» Une intervention qui lui a coûté près de 2000 francs. «J’adore cette race; elle a un côté tellement humain, tant physiquement que par son comportement. Je savais que ces chiens étaient un peu plus fragiles que d’autres. Mais je n’imaginais pas à ce point-là. Si j’avais su, je ne l’aurais pas pris…»

Campagne de sensibilisation

Pour contrer cette mode du chien sans museau, alimentée par le Web et les people qui l’exhibent tel un accessoire, plusieurs associations vétérinaires et de cynologie suisses ont lancé une grande campagne de sensibilisation contre les nez plats excessifs pour informer le public.

«Les gens achètent souvent ces chiens sur le Web. Ils sont produits dans des conditions exécrables, en grande quantité et de la forme qui plaît au public», souligne Marie Müller-Klauser, vétérinaire membre de l’Association suisse pour la médecine des petits animaux, une des instigatrices de la campagne, en soulignant qu’il y a aussi des élevages suisses qui profitent de la tendance et élèvent des chiens avec une babyface. Une véritable dérive. Car ces chiens n’ont pas toujours eu cette tête-là. Le crâne du bouledogue, par exemple, s’est raccourci de 25% par rapport à 1920. Et les clubs de races ont une grosse responsabilité. «Les juges déterminent les futurs reproducteurs. Tant que leur avis au sujet de la forme du nez ne changera pas, les éleveurs continueront à produire ces animaux à face plate», déplore la vétérinaire.

Travailler avec les éleveurs

Dans le cadre de leur campagne, les différentes associations entendent travailler avec les éleveurs, notamment en demandant la mise en place de tests de condition physique pour sélectionner les races de chiens concernées par cette problématique. Aujourd’hui, nombre d’entre eux sont incapables de fournir un effort puisque, même au repos, ils sont en manque d’oxygène. (Le Matin)

Source de cet article : www.lematin.ch / par Pascale Bieri

Comment protéger son chien de la chaleur

Comment protéger son chien de la chaleur

Attention: même s’il semble vous suivre infatigablement, votre toutou est particulièrement sensible aux fortes températures. Sabine Nicod, médecin vétérinaire au cabinet vétérinaire du Grand-Pré, à Moudon, explique comment éviter de le mettre en danger.

Les chiens sont aussi sensibles que nous à la chaleur. (Illustration: Amélie Buri)

Votre chien est aussi sensible que vous à la chaleur – voire plus. «Lorsqu’il fait chaud, un chat dort, souligne Sabine Nicod, médecin vétérinaire au cabinet vétérinaire du Grand-Pré, à Moudon (VD). Mais le chien, lui, si on l’incite à jouer, par exemple, continuera sans s’arrêter et sans tenir compte de sa fatigue.» La spécialiste déplore également qu’il y ait «encore beaucoup trop de chiens enfermés dans des voitures en plein soleil». Afin d’éviter de mettre ces derniers en danger et de leur permettre de passer eux aussi un bel été, elle conseille de prendre les précautions suivantes:

Éviter les sols brûlants

Le chien marche «à nu» sur ses coussinets, contrairement à l’humain qui enfile tongs ou sandales pour s’isoler de la chaleur. En été, il s’agit donc de toujours vérifier la température du sol avant de l’y entraîner, car il vous suivra fidèlement au mépris de toute prudence – et au risque de se brûler douloureusement les pattes. Pour ce faire, poser le dos de la main contre le sol durant quelques secondes. C’est pénible, voire insupportable? Ça le sera également pour votre toutou.

Votre chien vous suivra fidèlement au mépris de toute prudence – et au risque de se brûler douloureusement les pattes

Sabine Nicod

 

Les jours de grosse chaleur, il est donc conseillé de favoriser les sorties tôt le matin ou le soir, et d’éviter le bitume au profit de l’herbe et des chemins de terre. Et attention: au bord de la mer, le sable peut encore être plus brûlant que le goudron!

Mettre de l’eau à disposition

Votre chien a besoin de pouvoir se désaltérer en tout temps. Il est donc nécessaire de lui laisser à disposition une écuelle propre remplie d’eau fraîche – mais pas glacée, afin de ne pas le rendre malade.

Le faire toiletter

Si votre chien a des poils longs ou épais, ne pas hésiter à l’emmener dans un salon de toilettage. Là-bas, on lui fera une jolie coupe courte et on lui enlèvera aussi les sous-poils, de manière à l’alléger au maximum.

Le rafraîchir régulièrement

Tout comme vous, votre toutou adore la fraîcheur! Vous pouvez donc l’humidifier régulièrement avec un brumisateur, et faire en sorte de le garder près de vous à l’ombre. «Il existe même des tapis de sol rafraîchissants, sur lesquels les chiens pourront se coucher pour retrouver leur énergie», note la spécialiste. On peut aussi mettre à leur disposition un baquet ou une petite piscine.

Ne jamais le laisser dans la voiture

Ne jamais laisser son chien dans la voiture, «même pour deux secondes, et même avec les fenêtres ouvertes, insiste Sabine Nicod. On déplore des décès chaque année, car la voiture devient très vite un four.»

Bien gérer les longs trajets

Lors de longs trajets en voiture, il s’agit de ne pas rouler durant les heures les plus chaudes, d’utiliser des pare-soleil et de faire boire régulièrement votre chien. Et comme pour nous, toujours: il est recommandé de respecter une pause-pipi toutes les deux heures, histoire de lui permettre de se dégourdir les pattes. Vous pouvez aussi accrocher un petit ventilateur portatif à sa cage – mais sans l’orienter directement face à lui, afin de lui éviter d’attraper une conjonctivite. Quant à la climatisation, pourquoi pas, mais attention de ne pas la pousser à fond.

Il est recommandé de respecter une pause-pipi toutes les deux heures

Sabine Nicod

Éviter les courants d’air

Certes, c’est toujours amusant de voir un chien oreilles au vent à la fenêtre d’une voiture. Mais attention, il risque d’attraper dans les yeux tous les moustiques et moucherons qui passent. Et de souffrir ensuite d’une conjonctivite ou d’une otite provoquées par les courants d’air.

Lui mettre de la crème solaire

Mais oui, les chiens peuvent aussi attraper des coups de soleil! Si votre compagnon à quatre pattes a été rasé à un endroit, ou qu’il a une densité de poils moins grande sur certaines parties du corps – particulièrement sur les oreilles et le museau –, il est recommandé de lui y appliquer régulièrement de la crème solaire.

Les chiens peuvent aussi attraper des coups de soleil!

Sabine Nicod

Le faire manger léger le matin

Si votre chien prend deux repas par jour, il est conseillé de le faire manger bien plus léger le matin que le soir. Et pour ceux qui ont l’habitude de ne prendre qu’un repas quotidien: donnez-le-leur le soir, c’est là qu’ils en profiteront le mieux.

Lui laisser le temps de digérer

Il vient de manger? Cela paraît aller de soi qu’on ne le poussera pas à aller courir et sauter dans l’eau immédiatement après…

 

Source de cet article :  Migros Magazine N°29 – Texte Véronique Kipfer

Aider les animaux passe par de petits gestes au quotidien

Aider les animaux passe par de petits gestes au quotidien

Quentin de www.mercivegan.fr a tenu à écrire ce très bel article. Nous le remercions pour son engagement.


Tous ensemble, cela deviendra plus facile. Toutous.ch propose des moyens d’agir et de contribuer au bien-être animal. Voyons dans cet article les moyens simples de venir en aide aux animaux.

  • Bénévolat

Consacrer un peu de votre temps est tout simplement le meilleur moyen d’aider les animaux.
Être bénévole peut être proposer de l’aide pour collecter de la nourriture, aider à emmener les animaux chez le vétérinaire.
Vous pouvez aussi proposer vos compétences pour aider les associations. Si vous travaillez dans un domaine comme la communication, vous pouvez notamment aider les associations pour leur communication et tous les supports qu’elles utilisent.

  • Parrainer

Parrainer un animal est une manière de soutenir une personne ou une association qui a des difficultés pour s’occuper d’un animal. Il est aujourd’hui possible de parrainer l’animal d’une personne âgée qui n’a plus les capacités de prendre soin d’un animal.
Le parrainage consiste donc à soutenir un animal, qui restera dans le foyer de son maître, mais que vous pourrez aider de différentes manières, financièrement comme par l’apport de nourriture ou de jouets.

  • Faire un don

Si vous avez les moyens, faire un don est un excellent moyen de soutenir les associations.
Cela peut être un don financier, mais aussi un don de matériel qui sera toujours utile pour un collectif qui n’a aucun financement extérieur.
C’est le cas notamment de Toutous.ch. Si vous souhaitez faire un don à cette belle association :
https://toutous.ch/faire-un-don/

  • Devenir famille d’accueil

Beaucoup d’animaux sont abandonnés. Et les associations et refuges n’ont pas toujours l’espace ni les capacités de recueillir tous les animaux. C’est pourquoi il est possible de devenir famille d’accueil d’un animal abandonné.
Cela est une expérience unique. Vous accueillerez un nouveau membre dans la famille, qui, comme tout être vivant, a besoin d’affection pour être heureux.

  • Être végan

Le véganisme est un mode de vie qui lutte contre l’exploitation animale. En ne consommant aucun produit d’origine animale, on soutient la vie animale sur terre et reconnaît chaque animal comme un être vivant capable de ressentir des émotions et de la douleur.
Un végan, en plus de ne consommer que des produits d’origine végétale, n’utilise pas de produit utilisant un animal durant le processus de production. C’est le cas notamment des cosmétiques véganes, qui sont des produits de maquillage qui n’utilisent aucun animal pour tester les nouveaux échantillons.

  • Participer aux pétitions

Un moyen très simple de soutenir les animaux est de signer les pétitions qui circulent sur Internet et les réseaux sociaux. Cela est très rapide, et est un excellent moyen de montrer l’importance de venir en aide aux animaux.
Il existe beaucoup de différents types de pétitions. Vous en trouverez beaucoup sur cette page : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/

  • En parler autour de soi

En parler avec ses proches est un autre moyen très simple de faire prendre conscience des enjeux liés à la vie animale.
Cela peut passer par partager une vidéo de l’association l214 pour montrer les conditions de vie dans lesquelles beaucoup d’animaux se trouvent, ou encore partager cet article sur les réseaux sociaux pour montrer qu’il est très simple de venir en aide aux animaux.En conclusion, il est très facile d’aider les animaux. Chaque geste compte, et tous ensemble, nous pourrons facilement améliorer les conditions de vie des animaux.

Quentin de www.mercivegan.fr

Des chiens renifleurs pour les diabétiques

Des chiens renifleurs pour les diabétiques

Après les chiens renifleurs pour détecter les cancers du sein, désormais des chiens renifleurs peuvent assister les diabétiques et détecter à leur place des signes d’hyper ou d’hypoglycémie (trop ou pas assez de sucre dans le sang) qui mettent en danger les malades.

Les chiens dressés pour aider les diabétiques sont capable de repérer des anomalies qui pourraient mettre leur maître en danger et provoquer chez eux un coma.

Déjà utilisés aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe depuis quelques années, ces chiens arrivent en France, par le biais de l’association (à but non lucratif) Acadia qui s’y emploie depuis peu, grâce au soutien de généreux mécènes. Objectif : offrir une vingtaine de chiens par an à des diabétiques, jeunes ou moins jeunes. Il y a en France 125.000 diabétiques de type 1, dont 25.000 enfants.

Hugo, jeune diabétique de 15 ans, et son chien renifleur Medley © Radio France / Véronique Julia

Medley, par exemple, est le caniche royal de son jeune maître Hugo : quand il lui donne des coups de museau sur la cuisse, cela veut dire qu’Hugo a trop ou pas assez de sucre dans le sang et qu’il risque un malaise.

Hugo a 15 ans et demi, et souffre de ce qu’on appelle un « diabète déséquilibré » : il a beau essayer de le contrôler, son taux de sucre dans le sang peut varier brutalement, dans la nuit notamment, et le mettre en danger sans qu’il n’en perçoive lui-même les signes avant-coureurs. Le chien, avec son odorat ultra-sensible, est là justement pour sentir la crise arriver.

Pour alerter Hugo d’une anomalie dans son taux de glycémie, le chien Medley lui donne un coup sur la cuisse © Radio France / Véronique Julia

Insouciance retrouvée

Depuis deux semaines que Medley accompagne son fils, la maman d’Hugo respire :

Hugo peut tomber dans le coma. C’est Medley qui va venir m’alerter, en appuyant sur un bouton, qui va sonner dans ma chambre. Pour moi c’est une libération, et on va pouvoir donner à Hugo l’insouciance qu’il n’avait plus

Il a fallu six mois pour former ce chien. Á l’origine de l’initiative, l’association Acadia et son fondateur Arnaud Bertrand, lui-même papa d’un jeune diabétique. Si les capteurs de glycémie sont de plus en plus performants, le chien se révèle, d’après lui, encore plus efficace : « Aucun dispositif médical ne pourra remplacer la présence qu’apporte le chien », expliquant que ce dernier travaille avec des échantillons d’haleine et de sueur qui correspondent à une glycémie particulière. « On entraîne le chien avec l’odeur de ces glycémies-là » précise-t-il.

Les chiens seraient fiables à 98%. Le coût total de la formation varie autour de 30.000 euros.

 

Source de cet article : www.franceinter.fr – par Véronique Julia