Même pas peur des chiens

Même pas peur des chiens

Face à la menace d’un chien, les enfants devraient éviter de crier et de courir. Conseils d’un coach canon pour leur faire adopter la bonne attitude.

C’est connu, les chiens sentent la peur. Et elle génère des attitudes dangereuses, notamment de la part des enfants. Conseils de Sonja Tuscher, coach canin, pour gérer des rencontres pas toujours désirées…

1. Les règles de base

Quand on n’est pas très à l’aise avec la gent canine, le mieux consiste à l’ignorer. Surtout, on ne regarde pas un chien qui évolue en liberté, car il interprétera le contact visuel comme une invitation. On évite également de crier et de courir pour ne pas stimuler son instinct de chasseur.

2. La situation dangereuse

On se trouve sur une aire de jeu, où des enfants jouent avec exubérance. Un gros chien arrive en courant pour se joindre à eux et provoque la panique! Les petits se mettent à crier en courant dans tous les sens. Cette situation peut dégénérer vers une morsure. Pour éviter le pire, on doit inciter les enfants à garder leur calme. La même attitude est d’ailleurs conseillée aux adultes: quand un chien s’approche, on continue à marcher calmement ou on s’arrête.

3. La bonne réaction des parents

Si votre enfant paniqué se précipite vers vous pour échapper au chien, surtout ne le soulevez pas dans vos bras. Sinon, l’animal aura tendance à sauter. Au contraire, pressez le bambin contre vous, visage caché, et immobilisez-vous jusqu’à ce que l’animal s’éloigne.

4. Caresser un chien

Pour créer le contact avec un chien, il suffit de le regarder, ce qui constitue une invitation. La bonne attitude consiste ensuite à tendre la paume de la main dans sa direction pour qu’il puisse la renifler. S’il reste en place, on peut lui caresser la poitrine ou le cou. Jamais la tête ou la nuque, car un animal craintif peut interpréter ce geste comme une agression. Si le chien recule, c’est qu’il ne désire pas entrer en relation.

5. Prendre un cours

Pour aider les enfants entre 6et 12 ans à dépasser leur peur, l’Ecole-club Migros propose des cours à Lausanne et à Vevey (5 modules, 95 Sfr.). Le professeur Sonja Tuscher donne aussi des cours privés (www.coach-canin.ch).Et on trouve des infos sur les deux sites lausannois et genevois de l’association PAM (Prévention des accidents par morsure de chien), www.pam-ge-association.ch et www.pam-lausanne.ch.
Source : Femina.ch
Récit d’un voyage plein d’émotions

Récit d’un voyage plein d’émotions

Par Morgane Kuhn de l’association «les pattounes du coeur»
C’est jeudi 2 février 2012 à 19h30 que nous avons commencé de charger le bus et la remorque avec plus de 1372.20kg de matériel et nourriture récoltés en seulement 4 mois !!!
Quand j’ai ouvert Les Pattounes du Cœur, je me suis dit que ce n’allait pas être facile, et me demandais comment j’allais faire pour réussir à sensibiliser les gens d’ici aux problèmes de Ribercan.
Mais quand je vois où nous en sommes aujourd’hui, j’ai le cœur bien heureux !
C’est donc, dans la nuit de jeudi à vendredi que nous avons commencé notre périple de plus de 21h de route ! En effet, à cause des énormes rafales de vent, et le fait que nous ne pouvions pas dépasser les 80km/h, la route fût bien longue !!!
C’est à 23h30 que nous sommes enfin arrivés au fameux rond-point où nous attendait Bea, responsable des adoptions de Ribercan, avec qui je converse depuis 4 mois tous les jours ! La fatigue étant, nous sommes directement allés déposer le bus et la remorque dans un hangar sécurisé mis à notre disposition. Nous n’avons alors pas résisté à ouvrir au moins les portes du bus pour donner un aperçu à Bea de tous ce que nous avions avec nous ! Que d’émotion dans nos yeux à ce moment-là !
Après une courte nuit de sommeil de six heures, nous avons commencé notre journée par aller visiter Carmen. C’est elle, qui il y a 30 ans, a créé Ribercan, pour commencer de sauver tous ces chiens errants. A cause de son âge avancé, elle ne monte plus trop souvent au refuge, mais accueil dans sa maison tous les chiots, les plus vieux, les malades, ceux qui ne s’acclimatent pas au refuge, etc… Elle s’est déjà retrouvée entourée de plus de quarante chiots chez elle. Je vous laisse imaginer. Cela me tenait à cœur de rencontrer cette femme qui a voué sa vie aux chiens, au détriment de sa famille. Ce fût une magnifique rencontre, pleine d’émotions.
En étant chez elle, nous avons eu la chance d’assister à une adoption ! En effet, c’est à ce moment -là que le petit Orion est partit pour sa nouvelle vie, avec sa nouvelle mamy qui est adorable ! Cela m’a fait chaud au cœur de pouvoir assister à cela.
Bien sûr, à peine avions-nous mis un pied dans la propriété, qu’une meute de petit culs tout poilus nous ont sauté dessus !!! Nous avons eu droit à un bain de câlins, et léchouilles en tout genre ! Je peux vous dire que j’en ai bien profité !
Il n’est pas étonnant si je vous dis que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand il a fallu partir, et laisser derrière moi une Mela, chienne de 7 ans, toute triste, que les autres chiens ne laissent pas approcher, alors qu’elle est toute gentille et pas malade. Ou encore une petite terreur de quatre mois nommée Suissa, qui ne m’a pas lâché une semelle dès mon arrivée !
Nous sommes ensuite allés au refuge.
Je vous laisse imaginer l’accueil : plus d’une cinquantaine de chiens libres dans le patio, se sont littéralement jetés sur nous pour nous accueillir !!!
Les bénévoles les ont remis tranquillement un à un dans leur espaces attitrés, histoire que nous ayons de la place pour visiter.
J’ai été très surprise de l’espace que les chiens ont. D’énormes enclos,  des espaces en communs, j’ai trouvé que le refuge était très bien tenu, avec les moyens du bord.
J’ai alors commencé le tour de tous les enclos, car je voulais absolument caresser, tous les chiens sans exception, leur faire des bisous, et faire des tas de photos avec eux ! Et je les ai tous fais ! Du moins ceux qui étaient là et qui se laissaient approcher. Car certains se trouvent en famille d’accueil, et tant mieux pour eux d’ailleurs.
Je me suis également rendu compte de l’état du refuge. Les bénévoles ont fait de leur mieux avec ce qu’ils ont sous la main, et ce que l’on veut bien leur donner. C’est très bien. Ils ont fait du très bon travail.
Mais je peux vous dire que nous allons également en avoir beaucoup pour pouvoir les aider.
En effet, depuis le drame de 2008, où des « débiles » ont pénétré dans Ribercan, pour torturé et tuer (je vous passe les détails) notre pauvre Régina, les bénévoles ont très peur que ceci recommence. Malheureusement, ils ne peuvent pas mettre des fils barbelé en haut des grilles, car certains chiens sautent les barrières régulièrement pour aller faire un tour.
Ce problème en engendre un autre : du coup, certains malhonnêtes en profitent pour passer les barrières et voler des colliers, de la nourriture, ou pire, des chiens. Ce qu’il faudrait faire, c’est un mur de 2m50 tout le tour pour protéger les chiens. Mais le terrain étant actuellement loué, ils n’ont pas le droit de construire quoi que ce soit…
Ils survivent comme ceci depuis bien trop longtemps maintenant. Nous allons donc nous atteler à trouver une solution. Le problème est que quand ils trouvent un terrain à acheter, ils ne reçoivent pas l’autorisation car c’est pour des chiens. « Les Pattounes du Cœur » ainsi que « toutous.ch » ont décidé de commencé de s’en mêler. Nous vous tiendrons au courant de l’avancement des choses, car nous auront besoin de vous.
Le soir nous somme retourné au hangar, et avons trié tout le matériel. Ce que nous amenions directement au refuge pour le lendemain, ce qui irait chez Carmen, et ce qui resterait stocké ailleurs. Impossible de tout monter d’un coup, vu qu’ils n’ont qu’une petite cabane fermé à clé. Nous avons donc rechargé le bus avec le matériel qui irait directement au refuge.
Tous les bénévoles étaient extrêmement surpris et reconnaissant de tout ce que nous leur avons amené lors de ce voyage. Nous avons donc profiter d’un petit souper avec ceux qui avaient pu venir, pour passer une soirée agréable entre amis des animaux.
Le dimanche, nous sommes donc retournés au refuge amener tout ceci. Nous n’avons pas pu rester trop longtemps et profiter de la distribution aux chiens, car il nous fallait reprendre la route pour 21 heures ! Mais nous avons quand même pu revoir les chiens, tout heureux et nous suivant partout, lorsque nous déchargions tout ! Nous avons donc été heureux de recevoir le lendemain les photos de ce fabuleux moment.
C’est le cœur très lourd, que j’ai refait un petit tour des chenils pour dire au revoir, et donner quelques derniers bisous. J’ai serré très fort ma chère Bea dans mes bras, et beaucoup pleuré, une fois de plus.
Nous sommes remontés dans le bus, et c’est avec une énorme tristesse que j’ai regardé le refuge disparaître au loin, parmi les orangers.
J’avais qu’un envie c’était de rester là-bas ! Mais c’est en Suisse que ma place est la plus utile pour les aider au mieux ! Et mes deux loulous à moi me manquaient aussi beaucoup, c’est clair !
Je me réjouis d’y retourner le plus vite possible…
Comme je le dis si bien : « J’ai deux chiens à la maison, et 163 en Espagne. »
Merci à vous pour toute l’aide que vous nous donné. C’est également grâce à vous tous que « Les Pattounes du Cœur » peuvent exister et continuer à aider « Ribercan ».
En Espagne, le lévrier est un chien Martyr

En Espagne, le lévrier est un chien Martyr

Toutous.ch est heureux de voir que de plus en plus de gens, d’associations et de médias se soucient du problème en Espagne!

Merci à vous aussi, lecteurs, de faire votre possible pour soutenir ce combat, ne serait-ce qu’en informant les gens autour de vous afin que ce carnage ne reste pas inconnu ou ignoré.

Voici l’article parut le 31 juillet 2011:

Source : www.varmatin.com

Christine Trouyet (à droite), secrétaire de l'association "Lévriers du Sud", est venue rendre visite à Elliot, podenco de 6 mois. Ce dernier a été adopté par la famille de Solange (à gauche) alors qu'il était âgé de 4 mois. Photo D.R.

Christine Trouyet (à droite), secrétaire de l’association « Lévriers du Sud », est venue rendre visite à Elliot, podenco de 6 mois. Ce dernier a été adopté par la famille de Solange (à gauche) alors qu’il était âgé de 4 mois. Photo D.R.

Elliot, 8 mois, respire la joie de vivre et l’équilibre. Facétieux comme un chiot peut l’être : «Lorsqu’il a le museau en l’air,décrit Solange, son maître, c’est qu’il cherche ce qu’il va pouvoir faire comme bêtise… » Ce jeune lévrier podenco est arrivé d’Espagne voilà trois mois. Son adoption en avril dernier par Solange, une Seynoise qui avait déjà deux chiens, lui a sauvé la vie.

Le chiot vient d’un un refuge de Cadix où il a passé quatre des cinq premiers mois de sa vie. Sans l’action de Lévriers du Sud, qui a permis cette adoption, Elliot n’aurait sans doute pas passé l’été.

Née l’an dernier, l’association se consacre au sauvetage des lévriers espagnols. Galgos, podencos ou encore lévriers d’Ibiza à l’image d’Isis, autre chien qui a trouvé un foyer à Sanary.

Les « Perreras », lieu de mort

« En Espagne, notamment en Andalousie et Extremadura, le lévrier est un chien de chasse. Mais n’a aucune valeur pour son propriétaire… De plus, il n’y a pas de réglementation, pas de contrôle… » explique Christine Trouyet, secrétaire de l’association Lévriers du sud. Cette dernière est venue à La Seyne et Sanary, rendre visite aux deux chiens adoptés et à leur maître.

« Chaque fin de saison de chasse est marquée par l’abandon, la torture, de milliers de chiens qui ne répondent pas aux attentes de leurs maîtres. Cela fait partie des traditions, dit-on en Espagne… » ajoute Christine, accompagnant la parole d’un haussement d’épaules qui témoigne de son impuissance à faire bouger les choses de l’autre côté des Pyrénées.

Abandonné par son maître, « le chien finit dans une « perrera », une « fourrière canine »… Un lieu de mort. Le sort des animaux y serait scellé sans l’action d’associations et de refuges qui les recueillent. C’est là qu’intervient Lévriers du sud… « Nous diffusons par internet, les photos des chiens à adopter, poursuit Christine. Et lorsque nous avons la garantie de plusieurs adoptions, nous allons les chercher en Espagne.»

Les 240 euros demandés par Lévriers du Sud pour l’adoption d’un galgo ou d’un podenco adulte (150 euros pour un chiot) servent surtout aux refuges espagnols qui engagent, en amont, des frais pour le sauvetage du lévrier adopté : vaccination, identification, tests maladies endémiques en Espagne, stérilisation, nourriture et transport.

Une centaine adoptée en France

En parallèle, l’association récolte du matériel, des croquettes, couvertures et autres paniers, médicaments… Tout ce qui pourrait être utile aux refuges espagnols, « bien plus démunis que les refuges en France » ajoute Christine. Tout est mis en œuvre pour que « les chiens qui ne seront pas adoptés puissent finir leurs jours dans des conditions acceptables… »

L’action de Lévriers du Sud a déjà permis à une centaine de chiens de trouver une famille d’adoption en France. Mais chaque année, plus de 50 000 lévriers galgos, podencos et autres races meurent après avoir subi des atrocités. « Lévriers du Sud se bat aussi « pour que le gouvernement espagnol ouvre les yeux sur ces pratiques, ancestrales dit-on, et légifère pour la protection des lévriers.»

K. M.

Savoir +

«Lévriers du sud » – route de la Lucate – La pénardière – 40160 Parentis en Born. tel : 06.79.58.60.11.
ou levriers-du-sud.org

UN CHIEN ATTACHANT :

L’association est exigeante sur les conditions d’accueil du lévrier par sa famille d’adoption. Elle demande régulièrement des nouvelles et, au besoin, se déplace. Motif : un animal n’est ni un caprice, ni un jouet, et le lévrier galgo ou podenco peut se révéler difficile à éduquer.

« Ce sont des chiens de chasse, et certains ont vécu de graves traumatismes, dont il sera difficile de se remettre » prévient Christine. Mais au-delà des consignes et règles à respecter afin d’éviter une fuite de l’animal, de limiter ses « bêtises », « les lévriers sont des chiens qui développement un hyperattachement à leurs maîtres.

C’est aussi pour cela que l’on trouve des cas dramatiques en Espagne… » Parce que l’animal finit par revenir vers son propriétaire… C’est aussi un chien réputé sociable avec les chats (des tests sont effectués en ce sens…).